Le djembé:

Le Djembé est un gros tambour sur pied à une seule membrane, de 50 à 65 cm de haut et de 25 à 40 cm de diamètre en général. Il est tiré d’un tronc d’arbre très dense évidé, sur lequel une peau animale rasée (Chèvre, Veau, et plus rarement de l’Antilope) est maintenue au moyen de cerclages en métal et tendue avec des cordages.

Quatre sons principaux peuvent être effectués avec un Djembé, et dépendent d’une part de l’endroit où l’on frappe la peau et d’autre part, de la partie de la main qui la frappe :

      La « Tonique » :

C’est un son mat et sec, obtenu en frappant le bord de la peau avec l’ensemble des doigts. Pour ce son, on travaille avec les premières phalanges des doigts sur la périphérie de la peau et le plus près possible de l’« arrondi » de la zone de frape. Le son doit être sec et bref : on identifie souvent un problème de structure  ou de tension de la peau lorsque la « tonique » sonne long : généralement on perçoit des harmoniques métalliques.

      Le « Claqué » :

C’est le son le plus aigu mais surtout le plus puissant, obtenu en claquant la peau sur le bord avec la paume de la main et le bout des doigts. La peau est frappée énergiquement de biais au niveau de la frappe avec le bord de la paume, pour être précis, avec la zone des articulations entre la paume et les troisièmes phalanges. Pour ce son, c’est la paume qui frappe mais ce sont les doigts qui produisent le son : les doigts doivent être souples, de manière à venir frapper la peau dans leur course. Il en résulte un son puissant caractérisé par cet effet de « claque ». C’est pourquoi il est très utilisé lors des solos pour apporter des hausses de niveau sonore, des relances et du dynamisme au rythme.

      La « Basse » :

C’est le son grave, obtenu en frappant le centre de l’instrument avec toute la main. Pour ce son, c’est la base de la paume qui frappe (au niveau de la base du pouce). La basse est le son qui permet d’imprimer le rythme lorsque l’on joue.

      Le « Maté » :

C’est le son étouffé, obtenu en empêchant la peau de vibrer. La peau est maintenue par la main faible placée à la base puis la peau est frappée par la main forte. Il existe donc le maté claqué et le maté tonique.

Les Dununs

Les tambours sont traditionnellement joués par trois Dununfola en accompagnement du Djembé et de certaines danses africaines et servent de base à de nombreux rythmes africains pour rendre la polyrythmie remarquable.

Un Dunun est constitué d’un fût cylindrique en bois sur lequel sont tendues deux peaux de vache ou de veau non rasées, une à chaque extrémité, et d’un système de tension en cordages avec cerclages métalliques.

L’instrument ce joue avec un bâton qui frappe la peau et d’une tige métallique pour la cloche.

Le Kensedeni donne le tempo de la polyrythmie, le Sangban en donne la mélodie, pendant que le Dununba répond au Djembé soliste.

Les cloches donnent une autre sonorité au rythme et comblent les espaces entre les battements sur la peau. Les jeux de timbres jouent un rôle très important dans les rythmes des Malinkés, ils guident les musiciens et auditeurs et apporte une finesse rythmique dans l’ensemble des voix du tambour.

      Le « Kensedeni » :

Le Kenkeni (aigu), est une déformation du nom original Kenseréni, le Kenken étant la cloche qui se joue avec. Le Kenkeni complète et affine la mélodie de la voie basse en ajoutant un autre timbre.

      Le « Sangban » :

Le Sangban (médium) est le cœur du rythme.

Dans certaines régions, on ne joue que du Sangban accompagné par le Tama.

      Le « Dununba » :

Le Dununba, Doundounba, Dounounba ou Dununba (grave) qui donne au rythme sa puissance et sa chaleur et une grande dimension rythmique, est aussi une danse pratiquée en Haute-Guinée, dans la région de Kouroussa. Appelée également « danse des hommes forts », elle est pratiquée lors de fêtes de village et durant les cérémonies d’initiation, où on entend particulièrement résonner ses basses.