1             Les « Dununs »

Ces tambours sont traditionnellement joués par trois Dununfola en accompagnement du Djembé et de certaines danses africaines et servent de base à de nombreux rythmes africains pour rendre la polyrythmie remarquable.

Un Dunun est constitué d'un fût cylindrique en bois sur lequel sont tendues deux peaux de vache ou de veau non rasées, une à chaque extrémité, et d'un système de tension en cordages avec cerclages métalliques.

L’instrument ce joue avec un bâton qui frappe la peau et d’une tige métallique pour la cloche.

Le Kensedeni donne le tempo de la polyrythmie, le Sangban en donne la mélodie, pendant que le Dununba répond au Djembé soliste.

Les cloches donnent une autre sonorité au rythme et comblent les espaces entre les battements sur la peau. Les jeux de timbres jouent un rôle très important dans les rythmes des Malinkés, ils guident les musiciens et auditeurs et apporte une finesse rythmique dans l’ensemble des voix du tambour.

 

      Le « Kensedeni » :

Le Kenkeni (aigu), est une déformation du nom original Kenseréni, le Kenken étant la cloche qui se joue avec. Le Kenkeni complète et affine la mélodie de la voie basse en ajoutant un autre timbre.

 

      Le « Sangban » :

Le Sangban (médium) est le cœur du rythme.

Dans certaines régions, on ne joue que du Sangban accompagné par le Tama.

 

      Le « Dununba » :

Le Dununba, Doundounba, Dounounba ou Dununba (grave) qui donne au rythme sa puissance et sa chaleur et une grande dimension rythmique, est aussi une danse pratiquée en Haute-Guinée, dans la région de Kouroussa. Appelée également « danse des hommes forts », elle est pratiquée lors de fêtes de village et durant les cérémonies d'initiation, où on entend particulièrement résonner ses basses.

Partager